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Les catastrophes naturelles nous causent bien du tort

catastrophes naturellesPluies torrentielles, tempêtes de verglas, grêle, vent… les catastrophes naturelles ne cessent d’augmenter. Une tendance qui n’est pas sans conséquence pour le monde de l’assurance de dommages. Les réclamations sont en hausse tout comme les primes des assurés.

En 2011, le réassureur Munich Re établissait à 820, le nombre de phénomènes naturels ayant causé des dégâts importants à l’échelle planétaire. Une tendance en croissance ces dernières années et qui n’est pas sans épargner notre belle province. En 2009, sur les dix événements climatiques les plus marquants au pays recensés par Environnement Canada, huit d’entre eux avaient eu des répercussions au Québec. Une tendance qui influence lourdement les assureurs et les consommateurs et qui ira encore en s’accentuant selon les météorologues.

Plus d’indemnités versées

Les chiffres donnent le tournis. En 2009, 60 % des indemnités provenant de dommages dus à des catastrophes naturelles ont été versées en Amérique du Nord. Au Canada, entre les années 70 et les années 2000, ces indemnités ont été multipliées par vingt. À titre d’exemple, la tempête de verglas de 1998, que les spécialistes considèrent comme la plus grande catastrophe naturelle de l’histoire du pays à généré plus de 1,8 milliard de dollars de réclamations. Toutefois, selon les données du Bureau d’assurance du Canada (BAC), c’est l’année 2009 qui a été la plus coûteuse sur le plan des événements météorologiques violents.

Des primes à la hausse pour les assurés

La plus grande fréquence des désastres naturels et leur gravité accrue se répercute directement sur les consommateurs qui accusent chaque année de nouvelles hausses de leurs primes d’assurance habitation et automobile, une tendance qui risque de se maintenir dans les années à venir. 

Le climat change, les protections aussi

La multiplication de ces événements climatiques change aussi la donne en matière de protections. Pour faire face aux dégâts provoqués par les eaux et mieux traiter ces risques, aujourd’hui première cause des réclamations, le BAC a divisé, en 2010, l’avenant pour dégâts d’eau en deux clauses supplémentaires différentes. La première clause a été mise en place pour protéger les consommateurs des dégâts au niveau du sol, à l’image d’un refoulement d’égout et la seconde pour les dommages au-dessus du sol, comme les infiltrations d’eau par le toit. Des changements dont votre représentant en assurance de dommages doit vous informer.

Des dégâts majoritairement couverts par votre assurance habitation

Même si les protections offertes par les différents contrats d’assurance évoluent avec la multiplication des incidents météorologiques, il est important de noter que la majorité de ces dégâts sont couverts par votre police d’assurance habitation de base. Une tempête de vent a ravagé une partie de votre maison et emporté les meubles de jardin qui étaient sur votre terrasse ? Les frais de nettoyage, de reconstruction ainsi que vos biens seront couverts. Votre assureur doit vous donner l’heure juste sur vos protections en cas de catastrophe naturelle, mais n’hésitez surtout pas à lui poser toutes vos questions.

Les questions à poser à votre assureur

Vous possédez une piscine hors-terre dans votre cour, comment celle-ci sera-t-elle assurée en cas de tempête? Si votre toit s’effondre à cause du poids de la neige, serez-vous indemnisé? Pourrez-vous obtenir réparation si vos aménagements paysagers sont détruits par le verglas? Et si un tremblement de terre survient, vos biens seront-ils protégés? N’oubliez pas d’aborder ces questions avec votre représentant, car certains de ces dommages peuvent faire l’objet de clauses supplémentaires qu’il vous faudra ajouter à votre contrat sous forme d’avenant.

Prévenir plutôt que guérir

À l’image des inondations dont les dommages ne sont couverts par aucun assureur au Canada, l’augmentation de la fréquence des dégâts d’eau causés par certains phénomènes naturels pourrait éventuellement occasionner une hausse du coût des primes, modifier certaines garanties sous forme d’avenant ou encore ne plus être indemnisés.

Afin d’atténuer les impacts de ces désastres climatiques, les professionnels de l’assurance de dommages misent notamment sur la prévention. Certains comités ont vu le jour pour étudier les impacts et trouver des solutions. Par exemple, en Ontario, un projet pilote a permis de distribuer à plus de 1 000 propriétaires, des barils de récupération d’eau de pluie, ce qui a soulagé les infrastructures d’égouts pluviaux de 207 000 litres d’eau. Double bénéfice, cette eau a ensuite pu être utilisée pour arroser pelouses et jardins. Certains écoquartiers au Québec offrent la possibilité à leurs résidents de réserver des barils de récupération d’eau de pluie.

N’hésitez pas à faire appel à votre représentant. Ses conseils en matière de prévention peuvent vous aider à mieux protéger votre patrimoine.