Bien assurer un bateau ou une motomarineBien assurer un bateau ou une motomarinehttp://www.chad.ca/fr/consommateurs/bien-sassurer/545/bien-assurer-un-bateau-ou-une-motomarine

Le Québec compterait plus de 860 000 propriétaires de bateaux de plaisance, soit près d’un Québécois sur dix1. Malgré la popularité de ce loisir, l’assurance pour bateau n’est pas obligatoire. Pourtant, en cas de vol, d’incendie, de bris majeur ou d’accidents lors de la navigation, elle peut s’avérer essentielle à la protection de votre patrimoine. Le prix d’un bateau neuf varie considérablement en fonction de la taille et du modèle; certaines embarcations peuvent coûter 1 million de dollars canadiens et plus. 

Vous vous demandez donc comment bien assurer votre bateau ou votre motomarine? Le type d’embarcation, sa longueur, sa puissance et votre utilisation influenceront les protections dont vous aurez besoin. Dans certains cas, vous pourrez ajouter votre embarcation à votre assurance habitation; dans d’autres situations, il vous faudra souscrire une assurance spécialisée. Comment choisir entre les deux? En discutant notamment des points ci-dessous avec votre agent ou votre courtier en assurance de dommages!


Les limitations et les exclusions 

Tout comme vous vérifiez sans doute l’état de votre embarcation et de votre matériel de navigation, n’hésitez pas à valider les protections à votre contrat d’assurance, de même que les limitations et les exclusions.

Si les dommages aux moteurs ou aux voiles devraient être couverts, qu’en est-il des appareils de navigation ou de communication et de l’équipement de bord? Votre embarcation est-elle couverte à la fois lorsqu’elle est à flot et lorsqu’elle est entreposée sur terre, et sous quelles conditions? Et lorsque vous la transportez sur la route? 

N’hésitez pas non plus à confirmer ce qu’il advient si votre bateau est endommagé et doit être réparé : pourrez-vous par exemple louer une embarcation de même catégorie pendant les réparations? Ou si vous tombez en panne sèche au milieu du lac Baker au Nouveau-Brunswick, les frais de remorquage ou de livraison de carburant pourront-ils être indemnisés? 

Votre embarcation sera habituellement couverte en hiver; la plupart des contrats d’assurance bateau prévoient d’ailleurs un entreposage du 30 novembre au 1er avril (période de désarmement ou d’hivernage). Selon le type d’embarcation, cet entreposage se fera sur une remorque dans votre cour, dans un entrepôt, voire dans une marina pour les plus grands modèles. Si un bateau entreposé dans une cour peut être volé ou endommagé par la chute d’une branche sous le poids de la glace, celui qui est hiverné dans un entrepôt peut être la proie d’un incendie ou des rongeurs par exemple. Vérifiez ce que comprend votre contrat à ce sujet.


La destination 

Où naviguerez-vous? Habituellement, la navigation est couverte pour les eaux intérieures et côtières (jusqu’à 100 milles nautiques) du Canada et des États-Unis situées entre les 52e et 40e degrés de latitude nord, soit : 

  • la rivière des Outaouais, 
  • les lacs et rivières entre le Québec et l’Ontario, 
  • le fleuve Saint-Laurent, 
  • les eaux intérieures du Nouveau-Brunswick, 
  • les eaux intérieures du Vermont, du Maine, du New Hampshire, du Connecticut, du Rhode Island jusqu’à New York (rivière Hudson et le port exclus). 

La côte Ouest du Canada et des États-Unis, à l’ouest du 120e degré de longitude ouest, est également comprise. Pour les autres destinations, vous devrez probablement demander une extension des limites territoriales de votre couverture d’assurance.


Le montant d’assurance responsabilité civile

La plupart des marinas du Québec, tout comme les écluses et les quais gouvernementaux, exigent que la couverture en responsabilité civile soit d’au moins 2 M$, faute de quoi ils peuvent vous refuser l’accès aux installations. Vérifiez les exigences des infrastructures que vous prévoyez fréquenter.


Les moyens de prévention du vol 

Selon le type de bateau que vous possédez, vous devrez peut-être respecter certaines exigences pour réduire les risques de vols, par exemple: 

  • placer des écrous antivol sur le pied de moteur, 
  • mettre un cadenas spécial pour neutraliser la main de la remorque de votre bateau,
  • procéder au marquage de certaines pièces de votre bateau, 
  • installer un système de repérage sur votre embarcation. 

Dans tous les cas, n’oubliez pas que si votre assureur vous demande de mettre en place ces précautions, le non-respect d’un tel engagement pourrait entraîner une augmentation de la prime ou dans certains cas le vol pourrait ne pas être couvert. 


Prêt à larguer les amarres? 

Discutez avec votre professionnel en assurance de dommages! Pour entamer cette nouvelle saison de plaisance du bon pied, appelez votre agent ou votre courtier pour discuter de vos besoins en matière d’assurance bateau ou motomarine. Ce professionnel encadré par la Chambre de l’assurance de dommages doit répondre à vos questions et vous expliquer le produit qu’il vous propose.


1. Association Maritime du Québec, Rapport annuel 2015-2017, p. 4-5.

26/06/2018 16:56:14