Entretien avec les lauréates des prix Marcel-Tassé 2018 Entretien avec les lauréates des prix Marcel-Tassé 2018 http://www.chad.ca/fr/membres/publications/edito-de-la-chad/04-04-2018/59/entretien-avec-les-laureates-des-prix-marcel-tasse-2018Entretien avec les lauréates des prix Marcel-Tassé 2018

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Par ​Maya Raic, présidente-directrice générale ​​- ​Un récent sondage de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages (Coalition) révèle que 3 500 postes d’agent, de courtier, d’expert en sinistre et de souscripteur seraient à pourvoir au Québec d’ici 2019. C’est entre autres pour pallier les départs à la retraite, mais aussi pour soutenir la croissance de l’industrie alors que le volume de primes directes souscrites en assurance de dommages est passé de 7,3 milliards de dollars en 2007 à 9,4 milliards en 2016.

Une telle croissance requiert nécessairement plus de ressources, plus d’effectifs et par conséquent, l’industrie doit continuer d’attirer cette main-d’œuvre. En 2002, la ChAD a assuré la mise sur pied de la Coalition dont la mission était justement d’attirer et de soutenir la relève. Comme administratrice depuis 2014, je suis très sensible à ces enjeux cruciaux. C’est pourquoi, année après année, et ce depuis 20 ans, je suis emballée de rencontrer les récipiendaires des prix Marcel-Tassé : ces recrues qui œuvrent au sein de l’industrie depuis moins d’un an, mais qui s’y démarquent déjà.

Marcel Tassé, homme dévoué et passionné de l’assurance de dommages, serait, tout comme moi, extrêmement fier de constater la qualité de la relève. En 2018, la ChAD a remis une bourse de 2 000 $ à deux recrues uniques, motivées et déterminées. Un gage de succès pour ces deux femmes inspirantes, mais aussi pour l’avenir de l’industrie.

Marie-Ève Laforce, agent en assurance de dommages, lauréate du prix Marcel-Tassé 2018 volet spécialisé, et Alicia Bedrossian-Baillargeon, agent en assurance de dommages des particuliers et lauréate volet général, ont répondu à nos questions.


Volet spécialisé en assurance de dommages

​​Marie-Ève Laforce


Agent en assurance de dommages
Promutuel Vallée du Saint-Laurent
AEC en assurance de dommages | Cégep du Vieux Montréal

Volet général

Alicia Bedrossian-Baillargeon


Agent en assurance de dommages des particuliers
​Desjardins Assurance Générales
​Baccalauréat en communication publique | Université Laval
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Q. Comment vous décririez-vous en trois mots?
R. En trois mots seulement? C’est difficile pour une personne comme moi qui parle beaucoup !

Je dirais positive, passionnée et ambitieuse.

​R. Travaillante. Motivante, parce que je réussis à mobiliser les gens autour de moi. Souriante.
​Q. Pourquoi avoir choisi l’assurance de dommages?
R. J’étais prête pour un changement de carrière. Je cherchais un domaine dans lequel je pouvais être moi-même. C’est sur le site de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages que j’ai découvert que j’avais le profil d’une professionnelle en assurance de dommages. À quarante ans, j’ai donc quitté l’industrie du détail pour retourner sur les bancs d’école décrocher mon AEC en assurance de dommages.

Je suis une personne by the book, intègre et prévoyante. J’aime conseiller, vulgariser et conscientiser. L’assurance c’est fait pour moi. Ça m’est naturel de créer des liens de confiance avec les assurés!

De plus, j’ai un amour incommensurable pour les animaux. Puisque je travaille dans le secteur agricole, je peux aussi mettre à profit ma passion.

​R. Je venais de terminer mon baccalauréat en communication publique, mais souhaitais plutôt mettre à profit mes aptitudes pour la vente et la gestion. C’est donc un concours de circonstances heureux : j’ai aperçu une publicité pour un poste d’agent en assurance de dommages, j’ai postulé et tout a déboulé rapidement.

Pourquoi l’assurance de dommages? Pourquoi pas. Je l’ai vu comme un défi et une possibilité d’apprentissage. Il est important pour moi de maîtriser à la perfection le sujet pour être en mesure de l’expliquer clairement aux consommateurs.
Q. Un mot qui décrirait bien l’industrie de l’assurance de dommages, selon vous?
R. Protection.

La ChAD est là pour protéger le public. Nous, les professionnels, sommes là pour protéger le patrimoine du public. Je travaille dans le secteur agricole où la ferme représente souvent l’héritage des enfants et le revenu familial de génération en génération. La protection que procure l’assurance de dommages est donc cruciale.

R. Compétitive.

Il y a beaucoup de compétition au sein de l’industrie. Les consommateurs magasinent de plus en plus, s’informent sur Internet et cherchent souvent le meilleur prix. Pourtant l’assurance de dommages c’est aussi un produit. En fait, c’est surtout un produit qui protège le patrimoine des consommateurs.
​Q. Quelle importance donnez-vous à l’implication?
R. Ma passion pour les animaux m’amène à participer à des collectes de fonds pour la SPA de la Montérégie et d’appuyer des mouvements contre la cruauté envers les animaux.

Éventuellement, j’aimerais être plus active et m’impliquer davantage en bénévolat dans l’industrie et auprès de mes clients.
R. Une très grande importance. Selon moi, c’est en donnant de son temps qu’on répond mieux aux besoins des clients. Pour ma part, je ne compte pas mes heures. Je suis complètement dévouée. Je crois que l’implication de soi dans l’entreprise pour laquelle tu travailles te permet de te démarquer et d’améliorer ton environnement.

Je suis présentement ambassadrice événementielle et Web dans mon équipe. Je suis appelée à organiser divers événements et à tester les nouvelles technologies de l’entreprise que je partage ensuite avec mes collègues.

Q. Quels sont vos objectifs professionnels?
​R. Cette année, j’entends suivre les cours du PAA afin de me perfectionner. Je souhaite devenir une véritable spécialiste de l’assurance de dommages, en comprendre tous les aspects.

Je n’exclus pas la possibilité d’obtenir ensuite le FPAA. Je cherche continuellement à m’améliorer, parfaire mes compétences afin de grandir professionnellement. Je suis aussi ouverte à toutes éventualités. Ce qui m’importe, c’est de contribuer à faire une différence.
R. Étant une jeune femme ambitieuse et carriériste, j’aspire à une carrière de cadre au sein de mon entreprise. Ce sont les hauts sommets que je vise.

Je me vois rapidement devenir gestionnaire d’équipe. D’ailleurs, j’ai postulé sur le « leadership pool » qui représente un petit groupe d’agents détenant une formation de gestionnaires disponibles et qualifiés pour remplacer dans diverses équipes. Ce serait pour moi un tremplin pour obtenir, éventuellement, un poste permanent de gestionnaire.

À long terme, je vise un poste de direction. J’y vais toutefois une étape à la fois. Malgré mes grandes ambitions et ma détermination infatigable, je crois que la clé de mon succès réside dans le temps. Je vais prendre le temps d’apprendre, de comprendre, de créer des liens et surtout, d'avoir du plaisir!

​Q. Comment entrevoyez-vous l’avenir de l’industrie?
R. Avec le projet de loi 141, l’avenir de l’industrie me semble un peu incertain malgré le fait qu’en assurance des entreprises la plupart des grands changements qui s’annoncent n’y sont pas nécessairement liés. Il n’en reste pas moins qu’un virage important est à prévoir.

J’anticipe donc une ère de changement et beaucoup d’évolution, notamment avec la vente en ligne et les nouvelles technologies.

​R. Comme un taureau qu’il faut prendre par les cornes. L’industrie est très compétitive. Il est de plus en plus difficile de se démarquer, c’est tout un défi. J’aimerais aider les gens à mieux comprendre leurs protections afin qu’ils s’y intéressent davantage qu’au prix de celles-ci.
Q. Pourquoi avez-vous posé votre candidature pour le prix Marcel-Tassé?
​R. Il y a quatre ans, quand j’ai pensé changer de métier, j’étais loin d’imaginer que je puisse obtenir ce type de reconnaissance. Le prix Marcel-Tassé représentait pour moi une porte d’entrée dans l’industrie et une belle visibilité.

J’éprouve une immense fierté d’avoir gagné. Ce prix m’a non seulement donné un élan, mais me confirme aussi, après cette réorientation de carrière importante dans ma vie, que je suis à la bonne place. Inutile de préciser que ça fait du bien!
R. Quand j’ai pris connaissance des caractéristiques requises pour le prix Marcel-Tassé, j’ai non seulement réalisé que j’y étais admissible, mais qu’elles me ressemblaient beaucoup.

Se démarquer. S’impliquer. Se dépasser professionnellement. Plus je remplissais le questionnaire, plus je m’y retrouvais. Je suis très heureuse d
avoir gagné!


Marie-Ève et Alicia incarnent sans aucun doute des modèles inspirants pour l’avenir de l’assurance de dommages et je suis fort heureuse de constater qu’une relève professionnelle et dynamique se renouvelle constamment au sein de l’industrie.


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